Jugement du tribunal administratif de Montpellier . juillet 2008
Après que la municipalité ait été épinglée par la cour de comptes concernant des subventions municipales extrêmement élevées et sans cadre légal à la SEM PROMABA qui gère l’animation du Barcarès.
Après que l’opposition municipale ait sans cesse condamné la gestion obscure des comptes de la PROMABA et l’absence de bilan financier des animations.
Après que l’opposition municipale menée par René Aubert, Roger Guillautou et Daniel Guerrini aient dénoncé durant des années les subventions qui continuaient d’être versées en dépit de l’illégalité de la situation (la PROMABA n’avait pas comptétence de délégation de service public).
Faisant suite aux requêtes déposées les 17 janvier et 5 mai 2006 par messieurs AUBERT et GUILLAUTOU, le tribunal administratif de Montpellier vient d’annuler les délibérations de 2005 et 2006 attribuant subventions (100 000 € et 1 500 000 €) de la mairie à la SEM PROMABA.La PROMABA devra rembourser à la municipalité 1 600 000 € encaissés indûment en 2005 et 2006.
Le tribunal par là même donne raison à l’opposition municipale qui n’a de cesse de dénoncer l’absence de transparence et des méthodes illégales de gestion.
Le feuilleton de l’été :
A lire en rubrique : - Dossiers - Côté business : la P.R.O.M.A.B.A. - .1. 1983/1994 . Pré-histoire d’un fourre-tout dispendieux...
A lire en rubrique Infos . Revue de presse
.1. l’élection municipale du Barcarès n’est pas annulée
(TA délibéré du 16 juin 2008)
l’Indépendant . Midi Libre . le 17 juin 2008
.2. la plage du Lydia a complètement disparu
l’Indépendant . Midi Libre . 31 mai 2008
L’Etat vient de rendre publics les comptes 2007 des communes.
La lecture des comptes administratifs du Barcarès en 2007 confirme nos analyses précédentes : Le refus d’augmenter les impôts associé à des dépenses au dessus de nos moyens a obligé au recours à l’emprunt (3 500 000 € pour le seul budget communal).
Campagne électorale oblige. Les travaux se sont vus avant le vote , la dette contactée n’a été connue qu’ après le vote , la nouvelle annuité d’emprunt n’apparaîtra qu’aux comptes 2008...
Nous livrerons dans le courant de l’été une analyse plus détaillée des comptes du Barcarès.
Un ami internaute nous a transmis ce document. A méditer tant au niveau de notre microcosme barcarésien... que national...
Entretien accordé par V. Hugo .....La personne dont il parle est Napoléon III
Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?
Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue... Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là... Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?
Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier... On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent...Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.
Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?
Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte...Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités... Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte...une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme... C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.
Et la liberté de la presse dans tout çà ?
Victor Hugo (pouffant de rire) : Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.
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